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Les accords de libre-échange européens sapent la lutte contre le changement

Posted on 26 November 2015

Selon l'OMS, chaque année le changement climatique tue en moyenne 140 000 personnes, tout en détériorant les déterminants environnementaux de la santé tels que l'alimentation, l'eau, ou l'habitat. 95 % des décès dus à des catastrophes naturelles ont lieu dans des pays du Sud. [1] Par exemple, le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan [2] a touché l'archipel des Philippines laissant derrière lui des milliers de morts et des millions de personnes affectées. Des centaines de milliers d'hectares de cultures ont été détruits privant la population de ses sources principales de revenus.

Le GIEC [3] prévient que si aucun changement n'a lieu en matière d'émissions de CO2, les pays de basse latitude seront davantage touchés par des événements climatiques extrêmes [4] qui ne feront qu'augmenter en ampleur et en fréquence. Cela signifie, toujours selon le GIEC, que les progrès obtenus dans la lutte contre la faim seront anéantis par les dégâts engendrés par le changement climatique  [5]: des études prévoient en 2050 une augmentation de 49 millions (11%) de la population qui souffre de malnutrition. Les enfant de moins de 5 ans dans les pays en voie de développement seront les plus touchés. Ainsi, le nombre de personnes vivant dans l extrême pauvreté [6] pourrait augmenter jusqu'à 3 milliards en 2050 à moins que les catastrophes environnementales soient évitées par une action mondiale coordonnée. Le nombre de réfugiés climatiques [7] pourrait s'élever jusqu'à 200 millions d'ici 2050.

Il est grand temps de prendre des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique. A cet égard, l'Union européenne, tente de se profiler sur la scène internationale comme un leader pour combattre le changement climatique : « L’Union européenne s’est engagée depuis plusieurs années dans la lutte, au niveau interne et sur la scène internationale, et en a fait une priorité de son agenda, dont sa politique climatique est le reflet. » [8]

La diminution des émissions de gaz à effet de serre est cruciale si l'on veut ne pas dépasser la barre des 2°C de réchauffement climatique global qui aurait des répercussions néfastes sur l'environnement. Le 24 octobre 2014, les décideurs européens se sont mis d'accord sur le futur paquet énergie climat 2030 dont l'objectif est de réduire au moins de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990, d'augmenter d’ici 2030  la part des énergies renouvelables d’au moins 27% au sein du mix énergétique et d'atteindre une efficacité énergétique indicative [9] d’au moins 27%. [10] Elle prévoit également de diminuer ses émissions de CO2 de 80%  d’ici à 2050.

L'Union européenne est incohérente dans son discours. Elle annonce, d'une part, avoir des objectifs ambitieux pour la COP21 et la  lutte contre le changement climatique alors qu'en même temps elle met en place des mesures qui poussent notre système économique dans une spirale infernale pour notre planète et qui empêchent de lutter efficacement contre ce changement climatique. C'est par exemple le cas des accords de libre-échange.

L'Union européenne, en concluant des accords de libre-échange avec par exemple des pays du Sud, va permettre non seulement à ses multinationales d’accroître

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